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Conférences
- Mardi 21 mai 2013
« La loutre d’Europe et le plan d’actions pour sa conservation »
Par Rachel Kuhn, Chargée de Mission à la FEPM (Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères), animatrice du Plan National d’Actions pour la loutre d’Europe.
Les loutres sont des carnivores semi-aquatiques. Treize espèces vivent dans le monde, une seule en France métropolitaine : la Loutre d’Europe. Celle-ci était autrefois présente dans tout le pays, excepté en Corse, mais sa destruction par la chasse et le piégeage ainsi que la dégradation de son habitat l’ont fait considérablement régresser. Aujourd’hui protégée, la Loutre entreprend un lent retour mais celui-ci est freiné par des menaces telles que la mortalité routière et les atteintes qui sont encore portées aux milieux aquatiques. L’espèce est toujours absente de plus de la moitié de la France. Aussi, la Loutre, animal piscivore, commet parfois des dégâts dans les élevages de poissons. Ces constatations ont amené le Ministère en charge de l’Ecologie à lancer un plan d’actions dont le but est d’encourager le retour de l’espèce, cela dans les meilleures conditions possibles de cohabitation avec les activités humaines. La rédaction et l’animation de ce plan ont été confiées à la Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM).
- Mardi 4 juin 2013
« A qui appartiennent les poissons ? Regard juridique sur un nouvel instrument de gestion des pêches »
Par Annie Cudennec, Professeur de droit – UMR AMURE – Centre de Droit et d’Economie de la Mer – IUEM – Université de Bretagne Occidentale Brest.
Alors que l’on célèbre en 2013 les 30 ans de l’Europe bleue - ou politique commune de la pêche - l’Union européenne se trouve toujours confrontée à des difficultés de gestion durable des ressources biologiques marines. La gestion collective des ressources, en tout premier lieu basée sur des totaux admissibles de capture (TAC) fixés au niveau européen et répartis entre les Etats de l’Union par le biais de quotas nationaux, a montré les limites de son efficacité, au fil des années. Une autre méthode de gestion de la ressource, fondée non plus sur la gestion collective mais sur des droits de pêche individualisés, pouvant être cédés moyennant finances (les quotas individuels transférables – QIT), peut dès lors être envisagée. Les promoteurs d’un tel système soulignent la responsabilisation qu’il induit, chaque détenteur d’un droit individualisé étant incité à le gérer au mieux afin qu’il garde sa valeur patrimoniale. Les QIT, parfois présentés comme la panacée pour mettre fin à la « course au poisson », posent toutefois question : ce système n’induit-il pas la privatisation des ressources halieutiques considérées, notamment en France, comme un patrimoine collectif ? A l’heure de la réforme de la politique européenne des pêches, comment l’intégrer aux instruments existants qui s’inscrivent dans une logique tout à fait différente de politique régulée par les autorités publiques ?
A 20h30, à l'auditorium Marion Dufresne d’Océanopolis. Accès libre dans la limite des places disponibles.
Découvrez le programme de culture scientifique 2013 proposé par Océanopolis.
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