Science Comes To Town : explorer, plongez dans les profondeurs marines

En juillet, Science Comes to Town poursuit sa programmation avec une exploration artistique et scientifique « Explorer, plongez dans les profondeurs marines » à l’occasion de Brest Fête la Marine. Une journée rythmée par une création collective, des rencontres avec des scientifiques et des artistes, à la croisée de la cartographie scientifique et du street art.

Publié le 07/07/2026.

Un regard inédit sur les fonds marins

Pour ce nouvel événement Science Comes To Town :

  • Océanopolis,
  • le Service Hydrographique et Océanographique de la Marine (SHOM),
  • et les artistes graffeurs de l’association Projet 0.0,

Vous invitent à poser un regard inédit sur les fonds marins, à la croisée de la cartographie scientifique et du street art, à l’occasion de Brest Fête la Marine !

 

Affiche juillet 2026 - Science Comes To Town : explorer, plongez dans les profondeurs marines à l'occasion de Brest fête la Marine

Samedi 11 juillet, rendez-vous sur le stand du SHOM pour assister à la création en direct d’une fresque collective et éphémère. Scientifiques et artistes uniront leurs regards et leurs savoir-faire pour imaginer une représentation originale des profondeurs marines.

Venez rencontrer les graffeurs et échanger avec les scientifiques du SHOM pour découvrir les reliefs sous-marins, ainsi que les techniques et outils, d’hier à aujourd’hui, qui permettent d’explorer et de mieux comprendre cet univers encore méconnu sous la surface des océans.

La fresque réalisée au cours de la journée sera ensuite exposée tout au long de l’été sur le Port de Commerce.

Événement gratuit, ouvert à tous

  • Horaires : samedi 11 juillet 2026, de 10h à 00h. Temps d’échange avec les artistes et les scientifiques à 11h et à 14h.
  • Lieu : Quai Malbert, à Brest.
  • Public : grand public, accessible aux personnes à mobilité réduite.

Organisateur : Océanopolis, SHOM et association Project 0.0.

Correspondance scientifique, posez vos questions !

En 2026, Océanopolis et Science & Vie vous proposent une initiative originale : correspondre avec la science. 

Tentez votre chance  en envoyant vos questions de science à sciencecomestotown@oceanopolis.com, les réponses des chercheurs sont à découvrir sur le site internet d’Océanopolis et dans Science & Vie !

 

1- Les cartes postales à collectionner :

Chaque mois, découvrez une carte postale exclusive à collectionner ! Ces cartes postales inédites mettent en avant l’interprétation artistique de la science par des créateurs reconnus. Pour le mois de juillet, découvrez l’interprétation d‘Istraille sur la thématique “Explorer ».

Carte postale juillet 2026 - Science Comes To Town : explorer, plongez dans les profondeurs marines

2- Où récupérer cette carte postale ?

À Océanopolis lors de votre visite ou directement le jour de l’événement.

3- Découvrez les réponses des chercheurs aux questions précédemment posées  !

Vous avez posé vos questions, et les scientifiques y ont répondu :

 

Théo, 7 ans, Haute-Garonne :

  • « Comment les poissons respirent sous l’eau ? » : « Contrairement aux humains, les poissons n’ont pas de poumons mais des branchies ! On les voit souvent ouvrir leur bouche sous l’eau. C’est tout simplement leur façon de respirer : ils font entrer l’eau dans leurs branchies et sont capables de récupérer l’oxygène qui y est dissous. » Rémi Dulermo, chercheur en génétique et biochimie à l’Ifremer. Article complet à lire dans le numéro de mai 2026 de Science & Vie

 

  • « Comment le premier homme sur Terre est né ? » : « Il n’existe pas de moment précis pour la naissance du premier-e Homo sapiens… Toutes les espèces sur Terre ont évolué au fil du temps, sur des millions voire milliard d’années ! L’humain s’est formé à la suite d’accumulations de petites différences avec d’autres espèces, transmises d’une génération à l’autre. » Nicolas Naudinot, Professeur d’Archéologie préhistorique, membre de la section 20 du Conseil National des Universités, Muséum National d’Histoire Naturelle, Alliance Sorbonne Université.

 

Anne-Flore, 8 ans : 

  • « Pourquoi l’eau est si transparente ? » : « L’eau du robinet est transparente car elle est comme une fenêtre : elle laisse passer la lumière. L’eau de mer peut aussi être transparente mais ce n’est pas toujours le cas. On y trouve très souvent de petites particules qui peuvent la rendre trouble ou lui donner une certaine couleur.  Dans les zones peu profondes, ces particules peuvent être de la vase ou du sable remis en suspension par l’agitation de l’eau. Près des côtes, les rivières peuvent aussi se déverser dans la mer et apporter de la matière, comme de l’humus, qui provient de la dégradation des plantes terrestres et aquatiques. Dans la mer, il y aussi beaucoup de micro-algues, que l’on appelle phytoplancton. Il pousse grâce à la lumière et aux nutriments présents dans l’eau. Ce phytoplancton est très varié et il intéresse beaucoup les chercheurs car il permet de nourrir toute la vie marine. Parfois, certaines micro-algues peuvent pousser soudainement et en très grand nombre pouvant former ce qu’on appelle des « eaux colorées ». Matthieu WAELES, Chimiste de l’environnement et Professeur des universités à l’Université de Bretagne Occidentale.

 

Louise :

  • « Y a-t-il un endroit sur Terre que nous n’avons pas encore découvert ? » : « Oui ! D’ailleurs notre planète reste largement inexplorée. Pas sur la terre ferme, même s’il reste de rares sommets inaccessibles dans l’Himalaya ou les Andes, et des coins de forêt impénétrables en Amazonie. Mais l’océan profond (plus de 200 m) nous est en grande partie inconnu : il couvre 66 % de la Terre et nous en avons observé directement moins de 0,001 %. Soit à peine un dixième de la superficie de la Belgique ! Explorer ces paysages de près se heurte à des tas d’obstacles : l’immense colonne d’eau, qui empêche toute prise de vue dans le spectre visible depuis l’espace ; les conditions extrêmes, dont la pression ; et les limites actuelles de la technologie. Certes, les satellites ont permis de tracer des cartes approximatives des grands fonds (ce qu’on appelle la bathymétrie), mais c’est comme prétendre connaître une immense forêt après avoir visité quelques clairières avec une lampe torche. L’être humain a pourtant atteint des profondeurs extrêmes : jusqu’à -10 928 m dans la fosse des Mariannes, dans le Pacifique ! Mais cette exploration est très inégale : 97 % des plongées scientifiques ont été réalisées par cinq pays (dont la France). Résultat : d’immenses zones, surtout dans l’hémisphère Sud, n’ont jamais été observées directement. Autrement dit, nous avons une carte floue du fond de l’océan mais très peu d’images directes (photos, vidéos prises à l’aide de robots ou de sous marins). Plus que des terres à conquérir, ce sont des paysages, des écosystèmes et des formes de vie jamais observés qui attendent sous l’eau de croiser le regard d’un explorateur.» Thibaut Barreyre, chercheur CNRS au laboratoire Geo-Ocea (Brest). Article complet à lire dans le numéro de juin 2026 de Science & Vie

 

Science et Vie Junior - Juin 2026 - Correspondance Science Comes To Town juin 2026 - Rythmer, la science au tempo du monde

 

Courrez vite en kiosque pour retrouver ces questions/réponses dans les prochains numéros de Science & Vie Découverte, Science & Vie Junior et Science & Vie ! La publication des réponses est une façon de valoriser la curiosité citoyenne et de montrer que vos questions comptent pour la communauté.

 

Le projet Science Comes To Town est une initiative européenne ambitieuse portée par trois villes majeures : Brest en France, Kiel en Allemagne et Split en Croatie. Avec le soutien de plus de 70 partenaires à travers l’Europe, ce projet vise à lutter contre la mésinformation, stimuler l’esprit critique et favoriser l’engagement citoyen dans la recherche.

L’année 2026 sera marquée avec plus de 1000 activités proposées sur 365 jours et autant de moments de rencontre entre les citoyens et la science. Une occasion unique de démocratiser l’accès à la connaissance et de montrer que la science n’est pas réservée aux experts, mais appartient à tous.