Théo, 7 ans, Haute-Garonne :
- « Comment les poissons respirent sous l’eau ? » : « Contrairement aux humains, les poissons n’ont pas de poumons mais des branchies ! On les voit souvent ouvrir leur bouche sous l’eau. C’est tout simplement leur façon de respirer : ils font entrer l’eau dans leurs branchies et sont capables de récupérer l’oxygène qui y est dissous. » Rémi Dulermo, chercheur en génétique et biochimie à l’Ifremer. Article complet à lire dans le numéro de mai 2026 de Science & Vie.
- « Comment le premier homme sur Terre est né ? » : « Il n’existe pas de moment précis pour la naissance du premier-e Homo sapiens… Toutes les espèces sur Terre ont évolué au fil du temps, sur des millions voire milliard d’années ! L’humain s’est formé à la suite d’accumulations de petites différences avec d’autres espèces, transmises d’une génération à l’autre. » Nicolas Naudinot, Professeur d’Archéologie préhistorique, membre de la section 20 du Conseil National des Universités, Muséum National d’Histoire Naturelle, Alliance Sorbonne Université.
Anne-Flore, 8 ans :
- « Pourquoi l’eau est si transparente ? » : « L’eau du robinet est transparente car elle est comme une fenêtre : elle laisse passer la lumière. L’eau de mer peut aussi être transparente mais ce n’est pas toujours le cas. On y trouve très souvent de petites particules qui peuvent la rendre trouble ou lui donner une certaine couleur. Dans les zones peu profondes, ces particules peuvent être de la vase ou du sable remis en suspension par l’agitation de l’eau. Près des côtes, les rivières peuvent aussi se déverser dans la mer et apporter de la matière, comme de l’humus, qui provient de la dégradation des plantes terrestres et aquatiques. Dans la mer, il y aussi beaucoup de micro-algues, que l’on appelle phytoplancton. Il pousse grâce à la lumière et aux nutriments présents dans l’eau. Ce phytoplancton est très varié et il intéresse beaucoup les chercheurs car il permet de nourrir toute la vie marine. Parfois, certaines micro-algues peuvent pousser soudainement et en très grand nombre pouvant former ce qu’on appelle des « eaux colorées ». Matthieu WAELES, Chimiste de l’environnement et Professeur des universités à l’Université de Bretagne Occidentale. Article complet à lire dans le Science et Vie Découvertes n°332 (août 2026).
Louise :
- « Y a-t-il un endroit sur Terre que nous n’avons pas encore découvert ? » : « Oui ! D’ailleurs notre planète reste largement inexplorée. Pas sur la terre ferme, même s’il reste de rares sommets inaccessibles dans l’Himalaya ou les Andes, et des coins de forêt impénétrables en Amazonie. Mais l’océan profond (plus de 200 m) nous est en grande partie inconnu : il couvre 66 % de la Terre et nous en avons observé directement moins de 0,001 %. Soit à peine un dixième de la superficie de la Belgique ! Explorer ces paysages de près se heurte à des tas d’obstacles : l’immense colonne d’eau, qui empêche toute prise de vue dans le spectre visible depuis l’espace ; les conditions extrêmes, dont la pression ; et les limites actuelles de la technologie. Certes, les satellites ont permis de tracer des cartes approximatives des grands fonds (ce qu’on appelle la bathymétrie), mais c’est comme prétendre connaître une immense forêt après avoir visité quelques clairières avec une lampe torche. L’être humain a pourtant atteint des profondeurs extrêmes : jusqu’à -10 928 m dans la fosse des Mariannes, dans le Pacifique ! Mais cette exploration est très inégale : 97 % des plongées scientifiques ont été réalisées par cinq pays (dont la France). Résultat : d’immenses zones, surtout dans l’hémisphère Sud, n’ont jamais été observées directement. Autrement dit, nous avons une carte floue du fond de l’océan mais très peu d’images directes (photos, vidéos prises à l’aide de robots ou de sous marins). Plus que des terres à conquérir, ce sont des paysages, des écosystèmes et des formes de vie jamais observés qui attendent sous l’eau de croiser le regard d’un explorateur.» Thibaut Barreyre, chercheur CNRS au laboratoire Geo-Ocea (Brest). Article complet à lire dans le numéro de juin 2026 de Science & Vie.
Robin, 8 ans :
- « Comment les noms des dinosaures sont-ils trouvés ? » : “Quand un paléontologue découvre un nouveau dinosaure, c’est lui (ou son équipe) qui lui donne un nom. Ensuite, ce nom est publié dans un article scientifique, pour que tous les autres paléontologues du monde puissent le connaitre et l’utiliser. Il n’y a donc pas d’élection ni de vote : c’est une découverte suivie d’une décision scientifique. Mais alors, comment fait-on pour que tout le monde se comprenne dans tous les pays ? Pour éviter la confusion entre les langues, les scientifiques utilisent des règles communes pour nommer les êtres vivants. Ces règles viennent notamment des travaux de Carl von Linné, un scientifique suédois du XVIIIe siècle. Il a eu une idée très importante : donner à chaque être vivant un nom en latin ou en grec, composé de deux parties. C’est ce qu’on appelle un nom scientifique. Grâce à ce système, un animal a le même nom partout dans le monde, même si les langues sont différentes. Pour les dinosaures, c’est pareil. Les paléontologues donnent aussi des noms en deux parties. Ces noms peuvent décrire l’animal, rendre hommage à une personne ou indiquer le lieu où il a été découvert. Par exemple, Tyrannosaurus rex signifie « roi des lézards tyrans ». Jordan Gônet, Post-doctorant au Centre de recherche en paléontologie au Museum National d’Histoire Naturelle et CNRS.