Que faire si vous trouvez un animal échoué sur la plage ?

Divers animaux peuvent s’échouer sur le littoral à cause des tempêtes hivernales. Que faire et qui contacter si vous trouvez un mammifère marin (dauphin, phoque…) ou un oiseau échoué, mort ou vivant, victime d’une tempête ou d’une pollution marine ? Voici quelques conseils sur la conduite à tenir.

avoir les bons réflexes lorsque l’on trouve un phoque (vivant ou mort) :

Si vous avez la chance de rencontrer un phoque hors de l’eau en train de se reposer, ayez en tête qu’il s’agit d’un comportement naturel de l’animal. En effet, un phoque peut passer de longues périodes hors de l’eau.

Quelques précautions à prendre :

  • Respecter une certaine distance et s’éloigner au moindre signe d’agitation de l’animal
  • Maintenir son animal de compagnie à distance
  • Parler doucement et éviter de faire du bruit (cri, musique…)
  • Ne pas tenter de remettre l’animal à l’eau
  • Ne pas faire de mouvements brusques
  • Ne pas nourrir l’animal

Dans le cas d’un jeune phoque seul sur une plage ou dans des rochers, il est nécessaire d’être encore plus prudent. La présence humaine peut empêcher la mère de revenir auprès de son petit pour continuer de l’allaiter. Il ne faut pas non plus tenter de le remettre à l’eau. S’il s’agit d’un jeune sevré (la majorité des cas), il se peut qu’il soit présent pour se reposer après un séjour en mer. Il pourra rester au repos de quelques heures à 24h avant de repartir en mer.

QUI CONTACTER ?

Si l’animal vous semble en difficulté, contactez rapidement le Centre de soins de l’Association pour la Conservation des Mammifères et Oiseaux Marins de Bretagne (ACMOM), à Océanopolis par téléphone au 02 98 34 40 51 ou 02 98 34 40 40 (7j/7 24h/24), ou par mail à l’adresse soigneurs@oceanopolis.com ou sami.hassani@oceanopolis.com.

Les équipes vous donneront les informations et consignes adaptées à votre situation par téléphone. C’est à partir de vos témoignages et photos qu’elles mesureront si elles doivent recueillir ou non, l’animal signalé.

Certains phoques n’ont pas besoin d’aide et retournerons d’eux-mêmes à l’eau tandis que d’autres, blessés – malades ou trop maigres, bénéficieront de soins avant de regagner leur milieu naturel à la fin de l’hiver.

 

Phoque gris (halichoerus grypus) en milieu naturel - © Océanopolis Phoque gris (halichoerus grypus) en milieu naturel - © Océanopolis

 

Si vous trouvez un OISEAU BLESSÉ OU MAZOUTÉ

  • Contactez la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) au 02 96 91 91 40 qui vous donnera la marche à suivre. Océanopolis peut également les réceptionner, si vous les déposez. Ils seront alors envoyés au centre de soins de la LPO le plus proche (Île Grande dans les Côtes d’Armor).

Si vous trouvez une tortue marine vivante ou morte

  • Contactez Océanopolis, membre du réseau tortue marine de France, au 02 98 34 40 51.

 

Tortue Luth (Dermochelys Coriacea) - © Yves Gladu Tortue Luth (Dermochelys Coriacea) - © Yves Gladu

 

Si vous trouvez un cétacé échoué

  • Ne touchez pas l’animal, en effet, ces animaux peuvent être porteurs de maladies transmissibles à l’homme.
  • Notez le lieu précis de l’échouage, la date, la taille approximative et l’état de l’animal.
  • Signalez la présence de la carcasse à PELAGIS par téléphone au 05 46 44 99 10 (24h/24 et 7J/7) ou ACMOM par téléphone au 02 98 34 40 51 ou par mail à l’adresse suivante : sami.hassani@oceanopolis.com.

Dans un premier temps, PELAGIS ou ACMOM se mettra en relation avec la mairie du lieu d’échouage afin que les services techniques de la commune retirent la carcasse qui sera ensuite examinée par un correspondant du réseau avant d’être prise en charge par les services départementaux d’équarrissages.

Les échouages de mammifères marins cétacés (dauphins, marsouins, cachalots, baleines) sont recensés au niveau national. Ils s’agit dans la plupart des cas d’animaux morts pour différentes raisons. Ils sont une source de prélèvements biologiques. Il est donc indispensable que tout échouage soit signalé au coordinateur national du Réseau National Echouages (RNE) qui fera intervenir un correspondant du RNE habilitée à le faire. En effet l’examen est obligatoire par une note ministérielle.

 

mammifères marins en Bretagne

Les eaux qui bordent les côtes de Bretagne forment un lien entre la Manche et le golfe de Gascogne, ouvert sur le domaine océanique. Cette situation géographique particulière en fait une zone de très forte diversité en mammifères marins. Au cours des 2 dernières décennies, une trentaine d’espèces de mammifères marins ont été observée au moins une fois en Bretagne….

Beaucoup d’espèces sont océaniques et font des incursions sur le plateau continental alors que d’autres sont présentes toute l’année, comme le grand dauphin, les phoques gris et veau marin et plus récemment le marsouin commun.

En Finistère, l’archipel de Molène héberge la plus grande colonie de phoques gris de Bretagne. Celle ci peut dépasser les 200 à 300 individus selon les saisons tandis que la colonie de l’archipel des Sept-Iles, dans les Côtes d’Armor enregistre le plus grand nombre de naissances.

Depuis sa création, le centre de soins d’Océanopolis, a recueilli plus de 700 jeunes phoques gris.