Conférence
du mardi 7 mai 2019

« L’ANTARCTIQUE, UNE RÉSERVE NATURELLE CONSACRÉE À LA PAIX ET À LA SCIENCE, POUR COMBIEN DE TEMPS ? »

Par Anne Choquet, Enseignant-Chercheur en droit, Ecole Supérieure de Commerce de Brest, Brest Business School – Brest

Lorsqu’on évoque l’Antarctique, on se représente souvent des explorateurs et également des scientifiques bien emmitouflés à observer des oiseaux ou à forer les glaces afin de mieux comprendre notre passé et mieux appréhender le futur. On oublie souvent le fait que l’Antarctique n’est pas réservé aux seules activités scientifiques. Des entreprises veulent exploiter ses ressources et notamment ses ressources minérales. Le nombre de touristes dans la région antarctique ne cesse d’augmenter et se diversifier. Si l’Antarctique reste principalement proposé sous forme de produit de croisière, un nouveau tourisme que l’on qualifie d’aventure ou extrême se développe. D’ailleurs, l’Antarctique est souvent associé à un espace de liberté. Il ne faut néanmoins pas méconnaître ni les risques pour la sécurité humaine ni les risques environnementaux que présente toute activité humaine en Antarctique. L’Antarctique est un terrain de choix pour de nombreux travaux de recherche scientifique. 2019 marque le soixantième anniversaire du Traité sur l’Antarctique qui consacre la liberté de la recherche scientifique en Antarctique. Le traité est complété en 1991 devient une « réserve naturelle consacrée à la paix et à la science ». Faudrait-il maintenant réserver l’Antarctique aux scientifiques ? Sans chercher à empêcher la présence de l’homme, il faut néanmoins relever le défi de prise de décisions internationales concrètes et contraignantes afin de protéger la région.

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