Festival Polaire connecté

FESTIVAL POLAIRE CONNECTÉ

SÉMINAIRE JUNIOR, CONFÉRENCES EN DIRECT, NOUVELLE EXPOSITION

Du 14 au 24 juin 2021, la France accueille et préside la 43ème réunion consultative du Traité sur l’Antarctique (RCTA). Ce rendez-vous diplomatique a pour objectifs de négocier de nouvelles mesures réglementaires et permet d’échanger des informations, de s’interroger sur des questions d’intérêt commun concernant l’Antarctique, d’étudier, formuler et recommander à leurs gouvernements des mesures destinées à assurer le respect des principes et la poursuite des objectifs du Traité. Dans ce cadre, Océanopolis et l’Institut polaire français Paul-Émile Victor s’associent pour proposer au grand public et aux établissements scolaires un « Festival Polaire » intervenant plus largement dans les Mois Polaires, événements organisés durant les mois précédents la RCTA.

 

 

 

 

Le programme

Séminaire polaire junior – Lundi 29 mars

À l’image des colloques scientifiques, les élèves participant à ce séminaire polaire junior ont été invités à préparer en amont, en classe, un sujet dédié aux pôles. Les classes, présenteront, par visioconférence, leurs travaux devant l’ensemble des élèves mais aussi des représentants de l’Institut polaire français et d’Océanopolis. Les présentations seront animées par les médiateurs scientifiques d’Océanopolis.

 

Conférence – table ronde : « Les pôles : science, géopolitique et gestion des risques » – Vendredi 2 avril, à 20h30 – Diffusion en direct sur Facebook et en replay sur YouTube

Les deux pôles de la planète concentrent des enjeux sociétaux importants ayant trait à la recherche, l’environnement, l’économie, la géostratégie ou encore la défense. Le vecteur commun à ces sujets réside dans la notion de risque : risque humain, environnemental, géopolitique, risque de conflit. Les intervenants, chacun apportant une forte compétence nationale sur le sujet tout en étant basé à Brest, apporteront leur regard professionnel sur ce sujet central et fascinant à plus d’un titre. Intervenants :

  • Anne Choquet, Enseignante-chercheuse en droit à la Brest Business School.
  • Jérôme Chappellaz, Directeur de Recherche au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et Directeur de l’Institut polaire français Paul-Émile Victor.
  • Olivier Lebas, Vice-amiral d’escadre – Commandant de la zone maritime Atlantique et Préfet maritime de l’Atlantique
  • Céline Tucelli, Capitaine de frégate et Premier commandant de l’Astrolabe
  • Philippe Guénat, Commandant du BSAM Rhône lors de son passage du nord-est.

 

 

Virgil Decourteille - Institut Polaire Français

 

Émissions en direct : « Traité sur l’Antarctique : animaux polaires, une vie de scientifique » – Samedi 3 et dimanche 4 avril, à partir de 14h30 – Diffusion en direct sur Facebook et en replay sur YouTube

Au total, ce sont 6 chercheurs qui se relayeront sur ces deux après-midis dédiés à la connaissance des animaux polaires.   Samedi 3 avril

  • Yan Ropert Coudert, Chercheur au Centre d’études biologiques de Chizé
  • Christophe Guinet, Chercheur au Centre d’études biologiques de Chizé
  • Cyril Gallut, Enseignant-chercheur à Sorbonne Université de Paris à l’Institut de Systématique, Évolution, Biodiversité

Dimanche 4 avril

  • Isabelle Charrier, Chercheure à l’Institut des Neurosciences, Paris Saclay
  • Eric Armynot Du Châtelet, Maître de conférences à l’Université de Lille 1 – Sciences et Technologies. Membre du Laboratoire d’Océanologie et de Géosciences
  • Jean-Louis Martin, Chercheur au Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CEFE), Montpellier

C’est depuis la salle Antartica du Pavillon polaire d’Océanopolis que ces spécialistes s’exprimeront, en direct ou en différé, sur leurs travaux de recherche et leurs liens avec les animaux décrits dans la nouvelle exposition de l’Institut polaire. Ces chercheurs accompagnés d’une équipe de médiateurs répondront aux questions des internautes.

Christophe Guinet travaille sur les éléphants de mer dans les îles subantarctiques. Les changements climatiques et environnementaux influencent la dynamique et la structure des écosystèmes marins, affectant la distribution et l’abondance des espèces marines. Les éléphants de mer austraux peuvent être particulièrement affectés par cette variabilité spatiale et temporelle, ceux-ci alternant des périodes de recherche alimentaire en mer avec des périodes de jeûne à terre.

Yan Ropert-Coudert étudie en Antarctique les manchots Adélie comme bioplateformes de l’environnement marin. Il cherche à connaitre sur le long terme leurs performances de reproduction et de recherche alimentaire en mer d’espèces éco-indicatrices des changements environnementaux afin de relier ces performances aux caractéristiques physiques du milieu.

Cyril Gallut étudie les animaux qui vivent sur les fonds de l’océan Austral, aux abords du continent antarctique. On ne les trouve nulle part ailleurs et ils ont des caractéristiques extraordinaires leur permettant de vivre dans les eaux très froides de cet océan. Seront-ils en mesure de s’adapter aux changements climatiques ? Connaître et comprendre cette faune si particulière permettra peut-être de répondre à cette question.

Éric Armynot Du Châtelet travaille à la caractérisation et au suivi des environnements et paléoenvironnements de Kerguelen à l’aide d’amibes testacées. En raison de leur position géographique, les îles subantarctiques des Kerguelen sont un site d’expérimentation naturel parfait pour l’enregistrement des changements environnementaux récents. Les proportions des différentes espèces d’amibes à thèques et la composition des communautés dépendent du degré hygrométrique, du pH, de la température et de facteurs biogéographiques. D’autre part, les squelettes de ces amibes se préservent et sont donc des témoins des environnements du passé. Ainsi, en caractérisant les contraintes environnementales des communautés d’amibes à thèques moderne, en définissant des espèces indicatrices de tous les sous-environnements identifiable, il est possible de reconstituer les paléo-environnements récents et modéliser les changements importants opérant au cours des dernières décennies.

Isabelle Charrier travaille en Arctique pour étudier le comportement vocal des morses atlantiques. Elle a notamment étudié leur répertoire vocal et la reconnaissance vocale individuelle entre la mère et son petit. Via des analyses acoustiques de leurs vocalisations et des expériences de playback, elle a pu montrer que les cris de contact produits par les mères et les petits sont très individualisés, et les expériences faites sur les mères ont révélé que celles-ci étaient capables d’identifier leur petit vocalement.

Jean-Louis Martin travaille sur l’hyper-abondance des oies arctiques et leur potentiel lien avec le déclin des limicoles dans l’Arctique canadien. La population d’oie est passée de moins de 100 000 individus à plus de 10 millions en tout juste quelques décennies à la suite de changements de pratiques agricoles et à la capacité de ces espèces de changer leurs habitats d’hivernage pour exploiter ces milieux cultivés. Il est primordial d’évaluer l’ampleur et le rôle respectif joué par la forte augmentation de l’abroutissement par les oies et le climat dans les cascades d’effets affectant ces milieux et leurs avifaunes. En intermède à ces échanges de 25 min environ, des membres de l’Institut feront découvrir en direct aux internautes et en avant-première, l’exposition « Animaux polaires, une vie de scientifique ».

 

Exposition : « Animaux polaires, une vie de scientifique » – Du 3 avril au 30 juin dans le Forum d’Océanopolis

L’Institut polaire français Paul-Émile Victor est l’agence de moyens et de compétences au service de la recherche scientifique dans les régions polaires. Grâce à son savoir-faire et aux plateformes scientifiques déployées, l’Institut polaire contribue à mettre en valeur les pôles et favorise la sensibilisation du public aux problématiques propres à ces régions. La nouvelle exposition itinérante « Animaux polaires, une vie de scientifique » présente quelques animaux de ces environnements extrêmes tels que les éléphants de mer, morses, manchots empereurs, oies des neiges, ou encore les rennes. Exposée pour la première fois au grand public dans l’enceinte d’Océanopolis, centre national de culture scientifique dédié à l’Océan, les 12 totems qui la composent seront visibles jusqu’à la fin des vacances de printemps au niveau du Forum d’Océanopolis, entre les Pavillons Polaire et Tropical.

 

*Compte tenu du contexte sanitaire, la durée de présentation de l’exposition « Animaux polaires, une vie de scientifique » à Océanopolis pourrait être prolongée.

Découvrez le pavillon polaire d’Océanopolis

Immergez-vous à la rencontre de deux écosystèmes extraordinaires balayés par les vents : l’Arctique et l’Antarctique.

picto-en-savoir-plus Découvrir
Découvrez le pavillon polaire d’Océanopolis
vague-decoration
--> --> -->

⚠ INFORMATION ESSENTIELLE ⚠

 

🎫 La réservation en ligne est obligatoire

😷 Le pass sanitaire est obligatoire à partir de 12 ans (dès le 30.09.21)

Merci pour votre compréhension,
L’équipe d’Océanopolis.

 

Plus d’informations >> 🔍